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La rime est facile mais c’est vrai : c’est parce que j’ai un conjoint qui veut se nourrir bien que je connais un peu Catherine. Grâce à elle, mon chéri me fait de beaux et bons plats, excellents pour la santé. Elle l’a mis sur la voie qu’il poursuit maintenant en cherchant ce qui est pour lui, pour nous. Elle l’a donc surtout encouragé à trouver des chemins nouveaux, individuels, qui rendent ma maison heureuse. Petite interview.

Lentilles aux oeufs

Lentilles aux oeufs

Bonjour Catherine, comment résumerais-tu ton travail et tes services à quelqu’un qui, comme moi, n’est pas familier du monde de la cuisine ?

J’aide les personnes qui souhaitent augmenter ou valider leurs compétences en cuisine (de la cuisine comme la réalisation d’un projet à plusieurs étapes) et cela en relation avec leur santé (car nous sommes ce que nous mangeons).

Selon les études, plus de 50% des gens sont conscients que l’alimentation et la santé sont liés. Parmi ceux-ci,  les personnes qui sont malades, ou simplement «fatiguées» sans diagnostic précis, sont souvent en recherche de ce que je peux leur apporter: des informations sur leur relation à la nourriture, sur la manière dont celle-ci impacte leur organisme, et ensuite, sur le comment ! Comment je trouve ces aliments, comment je les prépare de manière appétissante, comment je les conserve, comment je les recycle.

Ton activité ne se limite pas à la cuisine : elle est intimement liée au bien-être et à la santé. Quels sont les effets les plus spectaculaires que tu aies observés qui pourraient être représentatifs de tes recommandations ?

J’ai coutume de dire que la cuisine est le pivot central de l’existence 😉 (chez moi certainement).
Tout part de la cuisine: c’est le foyer de la famille, le lieu où l’on prépare les repas, le lieu où l’on prend soin de son énergie, de sa santé. Le lieu de l’autonomie aussi, par rapport à l’industrie agroalimentaire et au système de santé officiel. J’ai en tête ce témoignage magnifique de Laurence, qui m’a confié:

«Avant je pensais que j’étais incompétente en cuisine. Je pensais qu’il fallait un don, comme pour le chant ou le piano. Tu m’as décomplexée en me disant que faire la cuisine, c’est un travail comme un autre, avec une planification, différentes étapes, des essais, des évaluations et des validations. Maintenant, je n’ai plus peur, je me suis lancée, j’ai osé plein de recettes».

Et aussi celui de Catherine, en quasi burn-out, qui a repris tout doucement les rênes de sa cuisine et donc de sa vie… Cuisiner, tous les jours, pour elle et son fils, c’était quasiment impossible, elle rentrait trop tard, le petit avait trop faim pour attendre qu’elle prépare le repas.. Avec mon accompagnement, les recettes, les bons aliments, les méthodes, l’organisation, tout est venu petit à petit.

Je pratique au quotidien plein de techniques parfois très simples et gratuites,
que je trouve dommage de garder pour moi !

C’est comme avec Annemie, atteinte de fibromyalgie, souvent trop fatiguée pour cuisiner «sainement». Elle est mère d’une petite fille, son mari l’aide pour les courses, et cuisine un jour par semaine. Recette par recette, nous avons mis en place 7 plats différents avec leurs variantes, pour couvrir le menu d’une semaine et permettre de systématiser une routine, moins gourmande en temps et en énergie, et qui contienne des préparations faites avec des vrais aliments complets, en adéquation avec les besoins de son organisme (et ceux de sa famille) Sans oublier les conseils annexes, car oui, mon activité ne se limite pas que à la cuisine. Je pratique au quotidien plein de techniques parfois très simples et gratuites, que je trouve dommage de garder pour moi ! (respiration en cohérence cardiaque, lavements doux, bains dérivatifs, méditation, repos couchée notamment). Parfois, cela sort du domaine de la santé, ou simplement de la cuisine, mais la vie est un tout !

Nous voulons tellement faire, tout le temps, être parfait, au courant de tout,
et puis, nous méconnaissons nos besoins et nos rythmes internes.

Yaourt sans lactose

Yaourt sans lactose

 Le mode de vie alimentaire que tu proposes peut-il réellement soigner la fibromyalgie ?

 En tout cas, cela permet de donner à son organisme de sérieux atouts pour arriver à se soigner soi-même… (les nutriments provenants d’aliments complets).
Car oui, notre corps est un merveilleux et complexe mécanisme auto-soignant. Simplement, il faut veiller à ce que la pharmacie (je décris souvent la flore intestinale comme cela) soit équilibrée, bien pourvue et en bon état pour fabriquer les remèdes… Bien nourri, notre corps est capable de se réparer. Il faut également veiller à ce qu’il ne soit pas cravaché, à tout bout de champ ! Nous voulons tellement faire, tout le temps, être parfait, au courant de tout,  et puis, nous méconnaissons nos besoins et nos rythmes internes. Oui, nous devons ne rien faire, rêvasser, glander, nous reposer quoi. Le corps se répare, mais lorsque nous sommes couchés et que nous dormons. Comment se réparer en seulement 5 à 6 heures de mauvais sommeil ? Et dans ta question, il y a mode de vie. C’est plus large que l’alimentaire. Nos maladies sont rarement causées par un seul facteur, c’est généralement le fait de plusieurs piliers en mauvais état: respiration, exercice, gestion des émotions et alimentation. Ce sont sur ces piliers que nous pouvons, devons agir pour sortir de la maladie quelle qu’elle soit.

 Les personnes qui se lancent dans un nouveau mode de vie alimentaire sont-ils surpris de voir leurs premières craintes s’envoler ?

Parfois ils sont très surpris qu’un mieux puisse intervenir en très peu de temps, disons, 15 à 21 jours. Parfois, ils sont très découragés, parce que je leur dis qu’il faudra parfois deux à trois ans avant de stabiliser un état de forme. Ensuite, la vie est cyclique, et l’alimentation est intiment liée à l’affectif, alors, les craintes et le découragement sont toujours là, comme pour les autres changements d’habitude. Il n’y a rien de plus difficile que de changer d’habitudes alimentaires. Cela fait partie de la culture, de l’enfance, de l’affectif. Il faut répéter, s’accrocher, s’auto-observer et être doux avec soi-même, ne pas lâcher tant qu’on ne se sent pas bien.

Café High Energy

Café High Energy

Ton travail t’a-t-il amené à regarder les « modes » ou recommandations habituelles (des médecins ou diététiciens) sous un autre regard, ou à collaborer avec des professionnels de ces secteurs ?

Disons que je lis depuis tellement longtemps des ouvrages sur les diètes alimentaires et les différents régimes (perte de poids ou mieux-être) – en fait, je suis passionnée par ces sujets depuis que je suis adolescente – que je considère que je peux avoir une vue personnelle de ces sujets. Et effectivement, ce que j’en retiens est que :

  1. la qualité des aliments est primordiale (provenant de cultures non chimiques, non industriels, provenant de bêtes élevées à l’ancienne, etc.)
  2. la synergie des repas est primordiale. Manger de tout, en variant de jour en jour et selon les saisons.

Ensuite, chacun fait ce qu’il peut avec son organisme. Nous ne sommes pas des machines !

Certains médecins m’envoient des patients, pour que je les coache au niveau de leur cuisine. Car quand on sait ce «qu’il faut» manger, encore faut-il pouvoir acheter, préparer et manger cela de manière régulière, savoureuse, amusante, facilement, et en général, rapidement.

La convivialité de la table est-elle toujours possible lorsqu’on s’engage dans un mode de vie alimentaire nouveau ?

Oui, je le pense. C’est profondément ancré en moi, depuis toujours. Mes parents avaient un mode de vie très précurseur, dans les années 60. Bien avant les bouleversements de mai 68, ils avaient entamé leur retour à la terre, cultivant leur jardin, soignant leur verger, élevant des moutons et des poules. Nous vivions en autarcie, quasiment, et les produits achetés venaient d’une «maison de régime», comme on disait. Je n’ai connu que le riz complet, le pain au levain et de drôles d’aliments que personne d’autres parmi mes amis ne mangeaient: flocons d’avoine, millet, boulgour, gomasio, galettes de riz, tamari, arrow root, sucre de canne, avec légumes et fruits du jardin, oeufs, viande de mouton, lait et beurre de la ferme d’à côté…
Nous adorions manger et cuisiner. C’est d’ailleurs de là que vient ma vocation tardive ! Mon menu favori, enfant, était constitué de pommes de terre sous la cendre, de somptueuses côtelettes d’agneau cuites au feu de bois  et de salade de blé. Rien d’austère. Et maintenant encore et toujours, le goût des aliments est une de mes quêtes quotidienne ! Et le partage de ces goûts, à table, la célébration du repas d’une tranche de très bon pain surmonté de beurre de ferme, ou d’une tomate mûre avec un peu de sel marin, d’huile d’olive vierge et une feuille de basilic, cette célébration est le cœur même de la convivialité.

English breakfast

English breakfast

Pour découvrir Catherine et avoir, vous aussi, un beau sourire dans votre assiette :

Visitez son site : www.catherine-piette.be

Ou retrouvez-la sur son Facebook

Et enfin, Catherine vous propose 24 recettes de petit-déjeuner pour changer de vie :

334 personnes ont contribué à cet Ebook, par leurs conseils et leurs questions.
Grâce à elles, et comme elles, vous serez pris par la main pour apprendre :

  • Pourquoi, et comment choisir vos aliments pour le premier repas
    Comment varier les recettes selon vos envies et vos sensibilités alimentaires
    Comment anticiper afin de gagner du temps le matin
    Comment persévérer et objectiver les résultats sur votre énergie
Livre de Catherine Piette

Livre de Catherine Piette

 

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